La province de Namur, au coeur de votre quotidien
" Cour intérieure de l'Hôtel de Gaiffier d'Hestroy "
" Salle Henri Bles "
" Salle du Trésor "
" H. Bles - Montée au calvaire "
" Retable de Belvaux (détail) "
" Plat de reliure de l'Evangéliaire (détail) "
" Parabole du bon samaritain (détail) "
" Panneau de Walcourt (Annonciation) "
" Trésor d'Oignies (détail) "
Une oeuvre à la une

Dans cette rubrique, un collaborateur du musée vous présente son oeuvre préférée.

L'oeuvre préférée de Maxime, agent d'accueil:

Mon œuvre « coup de cœur » est le Retable de Belvaux, du Maître du retable de Waha. Je le trouve exceptionnel, surtout parce que ses personnages sont particulièrement bien détaillés et stylisés. Sa polychromie d’origine attire mon regard, de sorte qu’il m’arrive parfois, de m’asseoir quelques instants devant lui, et de le contempler avec admiration en observant toutes les subtilités dont a fait preuve l’artiste encore trop peu connu. Les visages des personnages sont si expressifs, empreints d’admirables mimiques (joie, tristesse, douleur, étonnement, …), mais toujours avec tant de simplicité et d’humilité … Je remarque que les visiteurs apprécient particulièrement ce retable, qui demeure un véritable chef d’œuvre parmi les productions de nos régions.

Retable de la Passion et de l’Enfance du Christ

Atelier du maître de Waha, chêne polychromé, vers 1530-1535

Namur, TreM.a – Musée des Arts anciens

Collection Fondation Société archéologique de Namur, inv. 76


L'oeuvre préférée de Benoit, agent d'accueil: le saint Eloi de Hour.

Région rurale certes, mais pas reconnue particulièrement par la présence des artisans de l’art des métaux. Voici, déjà, une interpellation : « que fais-tu là « petit » Saint-Eloi ?

Observons-le de plus près… Fixez son regard, pénétrant, presque inquiétant… Nous narguerait-il ?

Je me suis, plus d’une fois, surpris à murmurer face à lui « mais parle bon (ou mauvais sang !) sang… »

Il m’interpelle. Il me plaît. Son allure mystérieuse, l’ambiance que je ressens, qui en émane, invite à le découvrir dans toute sa splendeur que les effets du temps n’ont pas altérée.

Il est fascinant précisément parce que, au premier regard, il apparaît tellement « imparfait »…

Saint Eloi de Noyon 

Vers 1200 

Provient de l’église Saint-Laurent de Havenne (Hour, Houyet)

Dépôt à la Société archéologique de Namur, inv 251


Voici une des oeuvres préférées de Pierre, agent d'accueil: la Vierge à l'enfant de Marche-les-Dames.

Cette statue dorée est d'une beauté transcendante. Nul visiteur ne peut passer devant elle sans éprouver une profonde émotion. Le geste de compassion qu'elle prodigue à l'enfant Jésus est remarquable. Son regard  amène est fascinant et il est chargé d'une émotion exceptionnelle. Sa couronne dorée lui confère un air royal qui lui sied à merveille. Les orfrois qui garnissent sont superbe manteau brillent de mille feux et la carnation de son visage est transcendante. L'attitude protectrice de la mère par rapport à son enfant évoque un attachement doté d'une immense tendresse.

                          

Vierge à l’enfant

Art mosan, vers 1270

Abbaye Notre-Dame du Vivier de Marche-les-Dames

Collection Fondation Archéologique de Namur, inv 27      


L'oeuvre préférée de Carine, bibliothécaire: le Chevalier sans tête.

Enigmatique stèle du « Chevalier sans tête ». Et surtout son inscription : « Un jour viendra qui tout paiera ». Il est là, immobile, figé pour l’éternité, tenant sa tête en équilibre sur son côté, insensible aux variations et turpitudes des temps actuels.

De cette pierre tombale découverte du côté de St-Servais, on sait peu de chose. Seule certitude, le personnage représenté n’était pas n’importe qui. Son armure, et surtout le fait qu’il ait été décapité, le prouvent. A l’époque, seuls les chevaliers ou personnages de hauts-rangs étaient décapités. Les simples quidams étaient pendus haut et court, le plus souvent sans procès.

Et puis cette inscription mystérieuse qui flotte dans les airs. Telle une promesse de vengeance lancée depuis l’au-delà. « Un jour viendra » Sage appel à la patience. « Qui tout paiera… » Ce jour-là, rachètera tout ce qui fut, vengera ce qui aura été. C’est une certitude, aucun doute là-dessus.

Chaque fois que je passe devant cette œuvre, je murmure à son intention : «  Ne t’inquiète pas mon gars, on y est presque ». Ce jour arrivera, et ce jour-là…tout sera possible ! Mais peut-être est-il déjà arrivé ? Personne ne le sait. Qu’importe, c’est la porte ouverte sur l’inconnu,  laissant le champ libre à l’imaginaire le plus fantastique !

                                                                                        

Chevalier sans tête

Namur, 1562

Namur, TreM.a – Musée des Arts anciens

Collection Fondation Société archéologique de Namur, inv. 98bis


L'oeuvre préférée de Véronique, agent d'accueil: le reliquaire du lait de la Vierge.

Je n’étais encore qu’une enfant et, lors d’une sortie scolaire, nous nous sommes rendus à la Halle Al’Chair. Je me souviens avoir eu peur de la bâtisse et ne pas m’y être sentie bien. Cependant, durant toutes ces années, une image est restée gravée dans mémoire : celle d’une colombe à la belle améthyste et aux fines plumes dorée … C’est elle qui m’a rassurée ! C’était en 1975 lors de l’exposition temporaire d’une partie du Trésor d’Hugo d’Oignies. Personne ne s’en souvenait sauf mon collègue, Toni, qui a pu me confirmer que ce n’était pas le fruit de mon imagination. Doit-on y voir un signe si, pour l’instant, je suis agente d’accueil au Musée des Arts anciens du Namurois – Trésor d’Oignies ? Je laisse votre imagination seule guide …

Reliquaire du Lait de la Vierge

Atelier d’Oignies, argent doré, après 1243 - vers 1250

Namur, TreM.a – Musée des Arts anciens

Collection Fondation Roi Baudouin, inv. TO16

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