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" Façade arrière de l'Hôtel de Gaiffier d'Hestroy, côté jardin "
" Croix reliquaire à double travers (détail) "
" Cour intérieure de l'Hôtel de Gaiffier d'Hestroy "
" Mise au tombeau (détail) © IRPA "
" Maître de la Légende de sainte Lucie, Retable de saint Nicolas (détail) © IRPA "
" Calvaire-reliquaire de la Vraie Croix (détail) © IRPA "
" Vrancke Van der Stockt, Déploration du Christ (détail) © IRPA "
" Atelier d’Oignies, Croix-reliquaire à double traverse (détail) © IRPA "
Vie des collections

29/08/2017 - Étude et restauration de la Vierge de Mierchamps financées par le Fonds Baillet-Latour

Cette Vierge en majesté (également dénommée Sedes Sapientiae ou “Siège de la Sagesse”) provient de la chapelle de Mierchamps. Les études préalables réalisées par M. Jean-Claude Ghislain, docteur en Histoire de l’art, et Mme Myriam Serck-Dewaide, directrice honoraire de l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), tous deux spécialistes de la sculpture du Moyen Âge, ont montré que l’œuvre peut être datée du milieu du 12e siècle (vers 1140-1170) et attribuée à un atelier de la région mosane.

Aujourd’hui l’œuvre est conservée dans les réserves du musée. Elle porte le numéro d’inventaire P416.

La Vierge de Mierchamps est très peu connue et non publiée.

La sauvegarde de l’œuvre et sa valorisation passent par son étude et sa restauration, celles-ci étant étroitement liées. Les Vierge romanes mosanes sont extrêmement rares. Il est donc primordial pour le patrimoine de notre région de s’attacher à faire revivre la Vierge de Mierchamps. En effet, elle participe à l’évolution stylistique générale et occupe une place importante dans la filiation typologique des Vierge mosanes : conception frontale, robe relevée sur le genou gauche, volume compact contenu latéralement, draperies asymétriques. Le trône à dossier est un apport du 12e siècle de même que le manteau-cape. La présence d’une couche picturale originale, même lacunaire, permettrait de compléter nos connaissances sur les techniques de mise en œuvre dans nos régions.


22/08/2017- Achat d'un Christ en croix en émaux

Le Musée souhaite renforcer sa collection d’émaux du Moyen Âge. Les émaux mosans les plus anciens documentés datent du second quart du 12e siècle et ont été produits pour l’Abbaye de Stavelot, sous l’Abbé Wibald (1130-1158). Il ne reste du grand Retable de saint Remacle que deux petits médaillons.

La production des ateliers d’orfèvrerie de la vallée de la Meuse s’affaiblit à la fin du 12e siècle obligeant les communautés religieuses à se fournir dans les ateliers de Limoges dont les pièces connaissent, à partir du 13e siècle, une diffusion internationale.

Cette œuvre datée du 1er tiers du 13e siècle trouve sa place dans un musée qui se veut le reflet d’un Moyen Âge au cœur de l’Europe, comme témoin du succès des pièces limousines et des liens commerciaux existant entre nos régions.

L’œuvre comblerait ainsi une lacune dans les collections du musée. Cette pièce est également importante au point de vue pédagogique, car nous exposons des christs sans supports. En effet, cela permettrait d’expliquer au grand public l’utilisation de ces christs en croix comme partie structurelle et décorative d’un reliquaire.

De qualité muséale de par une palette chromatique très riche, une maîtrise de la technique sans aucune maladresse dans la juxtaposition des couleurs, elle est en très bon état de conservation.

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